Une parole deviendra un ordre, ou un conseil… à choisir – Partie 2

Posté le 7 juillet 2021

 

La parole, la création, l’imagination le rêve et l’inconnu

 

 

Dans la partie une de l’exposé j’ai particulièrement dépeint deux attitudes que sont rêver et rêvasser. Ce sont deux mécanismes en apparence très similaires et que de nombreuses personnes confondent, sont en réalité complétement distincts, bien qu’à l’observation comme je l’ai précisé dans l’article, cela semble relever d’une occupation similaire. Ce développement est présenté afin de permettre aux parents d’émorfiler leur attitude éducative, afin de mieux différencier l’activité de rêverie de celle de la rêvasserie. Dans la finalité de mieux percevoir l’intérêt et l’importance de cette occupation de rêverie, car ceux-ci et la rêverie sont propices au développement de l’imaginaire de l’enfant.

 

Pour revenir au sujet de cet exposé, le commentaire va s’articuler autour de cette capacité nécessaire pour les parents qui est de percevoir et capter comment fonctionne l’imaginaire de leur enfant pour interférer avec lui dans cet espace de créativité. 

 

Il faut spécifier également que l’enfant est naturellement enclin dans un environnement des plus naturellement harmonieux, à partager son imaginaire. 

 

Un enfant lambda passera une bonne partie de ses activités ludiques à développer sa capacité imaginative et cela de multiples façons. Cette activité psychique est une forme parmi les plus importantes du développement de l’enfant, ceci a d’ailleurs tendance à être minoré par certains éducateurs, et même certains psys qui ne voient dans ces activités ludiques qu’une perte de temps pour ces occupations de loisirs jugées futiles, alors que d’après eux ce temps pourrait être consacré à des activités d’apprentissage pur leur semblant plus importantes.

 

Apparaitra l’ordre du possible.

 

Ce n’est pas l’objet principal de cet article, mais nous savons que le développement de la sphère cognitive s’appuie sur la faculté d’adaptation, elle-même développée par la curiosité, or c’est bien l’apprentissage et la maitrise de l’imaginaire qui permettront à l’enfant de développer sa curiosité. S’imaginer en dehors de réalités spatio-temporelles, en y intégrant des éléments de l’ordre de la rêverie, c’est bien ce mâtinage qui permettra d’intégrer « l’idée de faisabilité », car en projetant ses rêveries mélangées dans sa réalité, l’enfant entrera le concept de « cela est dans l’ordre du possible ».

 

Bien sûr que l’enfant ne conscientise pas cette idée de : « l’ordre du possible », mais il sent pour le vivre, que l’imaginaire produit par l’activité ludique, lui ouvre le chemin et les moyens d’accéder à de nouveaux mondes, à de nouvelles connaissances. 

 

Il entre et développe ainsi la faculté d’adaptation qui lui permet de quitter le stade de la reproduction. Nous retrouvons ces aspects dans le tableau orthogénique du psychisme que j’ai présenté dans l’article « Le Surmoi qui est individuel et collectif ». Cette faculté d’adaptation est un des piliers fondamentaux pour un développement de l’appareil cognitif, car il ouvre ainsi l’envie de posséder des espaces nouveaux de connaissance, c’est typiquement l’opposé du rabâchage, cette activité d’apprentissage qui ne doit pas être jetée au rebut, et qui a une fonctionnalité bien précise, mais qui ne développera jamais la soif de connaissances nouvelles.

 

J’avais proposé dans les articles précédents une présentation de l’élaboration du psychisme à partir de la façon dont les vécus organisent les différentes structurations. Nous pouvons y intégrer la conception, que le développement de l’enfant est aussi un exercice constant d’équilibration progressive. 

 

Ce terme d’équilibration est important à considérer, car il s’agit bien de l’ensemble des moyens permettant à un organisme vivant de trouver ou de maintenir son équilibre physique et physiologique.

 

Cela nous permet de comprendre qu’à la différence de l’adulte, l’enfant est toujours en transition entre un état de moindre équilibre et un état s’équilibre supérieur. Ces passages s’effectuent par de multiples assimilations, et accommodations pour devenir des adaptations.  C’est d’ailleurs toujours dans le tableau orthogénique du psychisme, que nous pouvons retrouver dans l’article « Le Surmoi qui est collectif et… » que nous pouvons observer cette étape d’adaptation.

 

Cette faculté d’équilibration constante est en grande partie possible grâce au développement de l’imaginaire. Nous pouvons repérer cette phase aux environs des neuf mois de l’enfant, cette période peut paraitre très précoce, mais il s’agit d’une étape pendant laquelle l’enfant est devenu capable, en partant d’une fraction invisible d’un objet mis en face de lui, de le reconstruire dans sa totalité. Auparavant il croyait bien à la réalité de l’objet, mais une fois celui-ci disparu, l’objet cesse d’exister. Ce n’est qu’à partir d’un an et demi environ qu’il est capable d’ordonner mieux la perception de son espace-temps, même si celui-ci n’est pas directement liée à son activité. Alors pour la première fois il aura la capacité de relier des événements externes perçus dans sa temporalité.  Il sera donc à ce moment capable de se souvenir d’une image, et par cette faculté d’adaptation nouvellement acquise de la reconstruire.

 

C’est en parallèle avec l’émergence de cette fonction imaginative que l’ensemble de ces processus cognitifs s’opèrent. Un enfant dont l’activité serait réduite à de la reproduction, notamment par le rabâchage, en resterait au stade précédent, et n’accéderait que partiellement à la faculté d’adaptation. C’est également à partir de ce stade que la mémoire consciente se structure et se façonne en fonction des environnements. Et nous savons que la mémoire consciente, cf. les articles précédents, s’organise parallèlement à la construction du Surmoi.

 

Grâce à ces représentations et à la mémoire qui lui permet de les évoquer à tous moments, il réussit à reconstruire mentalement une image. Ces processus d’équilibrations constants permettent de modifier les structures existantes pour proposer progressivement les nouvelles structures plus adaptées, et cela de façon successive.

 

Cela permet à l’enfant d’entrer dans le domaine du « cela est possible » ainsi la force nouvelle de l’enfant sera de pouvoir combiner les pouvoirs de l’imagination dans la réalité. Cela permettra d’organiser les structures cognitives qui deviendront dans l’ordre utopie, le rêve puis le champ du possible, puis celui du réalisable.

 

Le force de l’imaginaire est de rendre cela possible une fameuse publicité le dit très explicitement : « j’en ai rêvé Sony l’a fait ».

 

Nous comprenons ainsi aisément que cela va pouvoir se combiner avec l’apprentissage de la gestion de la frustration, et qu’il s’agit d’un élément capital pour permettre à l’enfant à pouvoir surmonter ses pulsions et désirs, car l’adulte en exercice de pédagogie devra savoir ouvrir et proposer à l’enfant le « champ du possible », mais en intégrant les notions de temporalité, à savoir lui faire apprécier : ailleurs, à un autre moment, quand cela sera réalisable. 

 

Cette opération ne pourra fonctionner, et elle fonctionne très bien, que si l’enfant a confiance en l’adulte qui lui proposera cette itération.

 

L’imagination, une fonction mentale supérieure.

 

Nous pouvons postuler que le but ultime du développement cognitif, c’est le déploiement de la pensée logique ou formelle, pour accéder à la capacité́ d’appréhender le monde de façon abstraite, comme le ferait un logicien, mais aussi de façon systématique, comme le ferait un scientifique. 

 

Pour parvenir à cette forme de pensée, l’intelligence devra obligatoirement changer de forme au cours de son développement, ce sera cette faculté d’équilibration constante qu’apporte l’imaginaire qui le permettra.

 

Mais ces changements de forme pour ce développement cognitif ne peuvent s’effectuer sans accompagner l’enfant à maitriser cette faculté imaginative que l’on peut même considérer comme une fonction mentale supérieure. Certains ont même considéré l’imagination, cette fonction mentale supérieure, se construisant grâce à l’interaction de toutes les autres fonctions cognitives.

 

Il intéressant de postuler à ce stade deux formes de pensée qui sont complémentaires :

 

  • Pensée imaginaire
  • Pensée rationnelle

 

De nombreux débats ont toujours lieu, sur ces formes d’activité du psychisme et l’organisation de la pensée, mais il est important pour les parents de bien percevoir ces deux mécanismes présents simultanément en l’enfant, et de savoir en tant qu’éducateur comment interférer dans ce cadre. Toutefois il est évident que plus l’enfant aura éveillé l’usage de son imaginaire, que plus il pourra l’exercer dans sa réalité, notamment puisque toute création s’inscrit dans le réel, en s’appuyant sur l’expérience vécue par l’individu. Ainsi un adulte habitué dès l’enfance à utiliser ses facultés imaginatives saura utiliser au mieux ses capitées adaptives, et créer, trouver et générer ses propres modèles, alors que d’autres adultes en seront totalement démunis, et devront dépendre d’un tuteur.

 

Nous pouvons aisément comprendre pourquoi certaines personnes sont totalement dépourvues de ces adaptations, et seront certes de bons exécutants, mais seront incapables d’autonomie, ni de capacité d’anticipation et de décision.

 

Il ne s’agit pas réellement d’intelligence, bien que cela y ressemble mais de capacité adaptative dont certains sont totalement dépourvus.

 

Observons comment procéder

 

Nous savons que l’enfant est propice à exercer son imagination, et propice à partager les zones de ses rêveries, ainsi il nous y invite naturellement par de nombreux chemins, qu’il est intéressant de distinguer.

 

Il y a un chemin qui est souvent évoqué qui celui du rêve, mais je tiens à effectuer un distinguo, entre imaginaire et inconscient. Le rêve permet d’avoir accès partiellement à l’inconscient mais il ne faut pas confondre les deux, car l’imaginaire est un exercice qui relève du volontariat, que nous ordonnançons naturellement ou qui se fait plus ou moins spontanément, mais dont nous avons conscience, alors que le rêves contrairement à ce que certains énoncent ne peuvent être provoqués, ils sont involontaires.

 

Il est fréquent également de confondre la rêvasserie, l’imaginaire, le rêve, et l’imagination.

 

Examinons quelques activités de partage :

  • 1) Le rêve

 

Pour ce qui est des rêves, il est intéressant de préciser que la capacité à pouvoir raconter ses rêves est rarement observable avant trois ans. De plus la narration de leurs périples oniriques, par les jeunes enfants est souvent peu réellement perceptible au vu de la relativité de leur langage, les mots sont souvent mal utilisés, ou mis à la place d’un autre. Ce n’est réellement qu’à partir de 6 ans que l’enfant peut présenter un matériau onirique assez fiable.

 

Je le rappelle le rêve est un accès partiel à l’inconscient, mais c’est essentiellement un accès au partage. Et c’est le sens de mon article, de savoir capter les moments d’échange avec son enfant pour être dans le partage. Savoir partager avec lui ces moments de l’intime qu’il nous offre. De nombreux parents ne faisant eux-mêmes pas attention à leurs propres rêves, sauf s’il s’agit de cauchemars dérangeants, ne se préoccupent pas plus de ceux de leur enfant.

 

C’est une erreur de ne pas y être attentifs, car ce moment proposé par l’enfant est un moment privilégié où il livre une partie de lui. Dans les rêves nous pouvons y voir sans avoir recour à une psychologie de comptoir, de nombreux sujets, ou pistes, que seront les peurs, les envies les obstacles auxquels est confronté notre enfant. Et qu’il sache qu’il peut se confier à nous pour projeter sur le parent la capacité par l’explicitation du rêve de le rassurer et de le protéger, n’est-ce pas là une bonne façon d’activer la matrice parentale dans ce qu’elle a de plus protecteur.

 

N’oublions pas que cette matrice parentale doit être protectrice et doit savoir proposer un cadre pour donner du sens, et nous le voyons ainsi les deux fonctionnent ensemble, un cadre ne peut réellement fonctionner s’il n’y a pas de matrice rassurante.

 

  • 2) Le dessin

 

Il est aisé de passer du rêve au dessin, car l’enfant ne maitrisant pas avec suffisamment de précision son langage, nous pourrons par exemple l’inviter à nous dessiner son rêve. L’enfant révèle dans ses dessins ce qu’il n’ose ni lire ni écrire, il s’exprime avec le graphisme et les couleurs en osant être lui-même.

 

D’ailleurs le dessin est souvent utilisé dans la psychanalyse des enfants comme moyen de communication et éventuellement porte d’accès à son inconscient. Il faut savoir garder raison, et ne pas se lancer à la volée dans des grandes interprétations. Mais le dessin est indéniablement un lieu où le symbolique peut permettre la transposition de l’activité onirique par cette production graphique.

 

Il est donc très intéressant pour les parents de proposer à leur enfant, à des moments propices bien sûr d’utiliser ce support. Il est important une fois le dessin terminé ou même en cours, en prenant soin de ne pas interrompre l’enfant, de lui proposer de raconter son dessin. Ceci permettra à l’enfant en utilisant son support dessiné de mieux développer sa pensée.

 

Je renouvelle à nouveau l’extrême prudence à ne surtout pas vouloir jouer au psy, en plaquant je ne sais quelle théorie explicative, pour tenter de situer un éventuel conflit de type œdipien, ou encore moins de tenter d’identifier des liens entre symptômes éventuels, et une pseudo action cathartique, pour tenter vainement de désactiver des actions traumatiques.

 

Savoir être là présent lors de cette activité que très souvent l’enfant exerce dans une grande concentration et solennité est essentiel. Car au-delà de notre présence c’est savoir le reconnaitre. Mais c’est un espace dans lequel il faut que le parent s’autorise à exister dans sa fonction parentale : « je suis là parce que je t’aime, mais aussi parce que je crois en toi », et cet espace de communauté permettra de le dire.

 

Ainsi dans cet espace privilégié une parole sera considérée comme un partage, une communion, et non comme un jugement, la forme étant de bienveillance le parent pourra glisser quelques paroles d’accompagnement comme : Ah oui, mais pourquoi fais-tu comme cela, pourquoi n’essayes-tu pas, etc.

  • 3) La fable 

 

Il s’agit d’un espace intéressant qui est d’ailleurs méconnu et peu exploité. Cela consiste à proposer à l’enfant de construire une histoire en inventant des personnages, des lieux et des situations dans lesquelles il pourra se projeter. Au-delà de l’éventuel espace thérapeutique cela peut être pour les parents un moment de partage important, comme une histoire que l’on raconte et invente ensemble le soir, en plus de celle qui est habituellement racontée.

 

Cette activité d’affabulation, mais là volontaire, permet de représenter symboliquement par un conte sa propre disposition intérieure. J’utilise souvent ce procédé dans le cadre d’une démarche a un effet thérapeutique immédiat, car cela favorise la prise de conscience des processus intérieurs en cours, qui sont souvent inconscients ou même corporels, cela permet de mieux comprendre leur origine et fonctionnement, notamment lors de tocs ou de phobies enfantines. Mais l’approche que j’en propose ici, se situe bien dans le cadre de l’intime de la sphère familiale et notamment le soir juste avant l’endormissement.

L’imaginaire ici construira un terrain expérimental, qui sera illimité pour les essais de résolution des problèmes. Car il sera possible d’explorer au niveau imaginatif, des multitudes de parcours, que l’on pourra à volonté pousser à l’extrême avec l’enfant. Puis en les mettant en jeu, trouver par l’expérimentation, la recherche des modalités les plus appropriées pour résoudre les problèmes.

 

Cette activité présente un avantage c’est que l’intrication de l’adulte a toute sa place et son sens, par les questions qu’il pourra poser et les propositions qu’il pourra faire. Les deux partenaires dans la même implication partageront cette notion de complicité et de duplicité, permettant ainsi à l’adulte d’apparaitre dans sa posture d’accompagnement, de sachant mais également de conseiller.

 

Cette fonction de conseil devrait idéalement s’établir dès le plus jeune âge, pour ainsi prendre toute sa dimension lorsque l’enfant deviendra adolescent et testera les limites de la façon la plus naturelle.

  • 4)   Le Jeu et les activités ludiques

Les enfants jouent naturellement à toutes sortes d’occupations et d’activités.

 

Le chemin le plus naturel, spontané et direct est bien assurément celui du jeu, activité principalement révélatrice de cette période. Quel que soit le support ludique usité, du plus spontané au plus élaboré, le jeu implique la création d’un espace irréel ou presque réel, un monde clairement séparé de celui du quotidien, avec des rôles spéciaux. 

 

C’est un espace du potentiel et où tout est possible, dans lequel l’enfant pourra recueillir toute sorte d’objet à disposition ou tout simplement à portée de main, qu’il utilisera dans des imaginaires qui dériveront de ses réalités.

 

Le jeu est hors sol, et hors temps, car il pourra se situer dans un espace atemporel hors du temps et des frontières, ainsi l’enfant utilisera une fourchette comme un vaisseau spatial, qui dans la salle à manger lui fera survoler des montagnes jupitériennes, et qui se posera dans l’évier devenu un étang de la préhistoire.

 

Le jeu est conscient, car l’enfant sait qu’il joue, mais l’état de satisfaction voire de béatitude dans lequel il se trouve par les sentiments de bien-être et de bonheur, lui permet ainsi d’accéder et de livrer son propre matériau onirique. Il réalise ainsi des allers-retours entre l’intérieur, ses mondes, ses rêveries, ses peurs, angoisses, désirs, et l’extérieur, tenant plus ou moins compte des réalités qui construisent matériellement de son évolution.

 

Le jeu par l’état de plaisir procuré, peut parfois introjecter des fortes doses de plaisir que l’on peut qualifier de parfois « orgasmiques » ce qui fait le coté compulsif de certaines actions qui par leur répétition peuvent amener l’enfant à un plaisir extrême.

 

N’oublions pas que c’est pratiquement toujours un territoire partiellement affranchi, dans lequel les actes sont pratiquement toujours libres et sans conséquences. Ainsi dès l’apparition de cette activité l’enfant commence à utiliser des objets réels de manière créatrice, en revêtant la réalité extérieure de quelque chose de lui, c’est ce que je précise comme étant le Moi intime, certaines littératures psychanalytiques parlent du Soi ou de l’idéal du Moi.

 

Le jeu, c’est l’enfant, le réel et son imaginaire confondus. 

 

C’est la raison pour laquelle il est indispensable aux pédagogues de savoir utiliser cette fonctionnalité dans laquelle plaisir et réalité se confrontent, comme le réel et l’imaginaire.

 

Les jeux de toutes natures permettent ce développement et en particulier les jeux vidéo qui en plus activent de nombreuses demandes spatio-temporelles et permettent pour certains types de jeux un développement particulièrement actif et prospère.

 

Il est important de relever ce côté orgasmique associé au plaisir à jouer et à continuer à faire durer ce plaisir le plus longtemps possible, cela peut expliquer la forme d’addiction qui est associée à cette pratique. Ce n’est pas l’objet ici mais il est intéressant de faire un cli d’œil aux adultes addicts à différentes formes de jeu. Il est vraisemblable que cette pratique réactive chez eux ces jouissances d’enfant, par une poche retrouvée dans laquelle se confondent différentes sensations comme le danger, le risque, la peur de l’interdit, et le plaisir à dépasser cela. Il faudra y rajouter un certain nombre de fixations, comme principalement la prépondérance d’un stade oral, mâtiné d’une pointe de stade phallique exprimé à travers par une forme d’idéalisation du Moi dans sa toute puissance.

  • 5) le jeu de la dramatisation

 

 Il s’agit d’une forme mélangée de jeu et de fable dans laquelle l’adulte propose à l’enfant de mettre en scène des personnages réels, dans une réalité ludique, comme faire intervenir parmi des personnages de fiction des personnages réels. 

 

L’imagination c’est l’expression d’une force active, dite l’imaginaire.

 

Nous avons vu comment ne pas confondre rêvasser et rêver. Également comment Pierre qui décroche et peut ne plus être là, il peut ne plus être dans le réel, mais ne tirera aucun profit de ses rêvasseries.

 

Cela nous a surtout permis d’observer la fonctionnalité de l’Imaginaire qui s’exprime dans ses aspects thérapeutiques, cathartiques, de transformation, mais aussi dans ses aspects énergétiques et créatifs. 

 

L’Imaginaire c’est la représentation de quelque chose qui va au-delà des images, c’est essentiellement une aspiration à de nouvelles images.

 

Et c’est là que réside l’aspect créatif de l’Imaginaire « un vol loin de tout ce qui est fixe et immobile » (Fabre, 2004).

 

Lien sur mon dernier livre : Une nouvelle psychanalyse la PAR :

https://www.psychanalyse-rivalin.fr/une-nouvelle-psychanalyse-la-par/

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