Le rêve ou la rêvasserie – Partie 1

Posté le 9 juin 2021

 

Une parole deviendra un ordre, ou un conseil… à choisir

 

Ce développement pour permettre aux parents de mieux appréhender certaines particularités de ce que présente le concept de fonction parentale, principalement à travers l’utilisation de la notion de mitoyenneté, qui est propre à la PAR, appliqué à l’acte éducatif.

 

Cet article va s’organiser autour de trois parties consécutives se complétant progressivement. Cette première approche sera plus organisée sur les différences entre les notions de rêve et de rêverie, plus exactement de rêvasserie.

 

Ces développements entre rêve et rêvasserie vont être croisés avec les formes de communication que nous utilisons de façon générale et naturelle. Nous échangeons, nous communiquons en permanence dans chaque acte et à chaque moment de notre vie quotidienne, aussi nous pouvons poser comme axe de réflexion :

 

Qu’une expression peut-être soit :

– Un ordre
– Un conseil

 

Nous retrouvons ici bien sûr un sujet classique de la communication, à savoir apprendre à distinguer ce qui relève du fond et de la forme.

 

Car une information relève du fond par le contenu qu’elle délivre, mais également de la forme par la façon dont celle-ci est utilisée.

 

Ainsi une même information peut devenir au choix un conseil, ou un ordre

 

Nous sommes tous confrontés en permanence à cet art complexe et subtil qu’est la communication, notamment celle du quotidien. Particulièrement au sein de notre vie familiale, de couple et dans la dimension parentale. Cette communication familiale est généralement allégée des règles, codes et obligations de celles plus structurées socialement, que nous rencontrons de façon générale au travail, dans la vie communautaire, scolaire, universitaire, ou même avec des amis.

 

Être parent est un exercice complexe, cherchant son équilibre entre de multiples aptitudes
dans lesquelles se confondent des propensions comme l’amour, l’exercice de l’autorité, le circonstanciel, et particulièrement la psyché individuelle. Aussi cet article afin de permettre aux parents de savoir se positionner au mieux, afin de faire en sorte et maitriser qu’une information soit perçue par l’enfant comme un conseil et non pas ordre.

 

Pédagogie et PAR sont indissociablement liés. La PAR est cette approche de la psychanalyse que j’ai précisée, développée et qui est en prise directe avec les phénomènes du vivant, vraisemblablement plus que la psychanalyse traditionnelle, par le fait que j’ai introduit des concepts d’activation comme ceux d’abréaction conscientisée pleinement aboutie, de perlaboration autogène, inexistants dans la psychanalyse lacanienne qui est la plus répandue, qui peuvent apparaitre en psychanalyse passive traditionnelle, mais cela de façon non organisée.

 

Pour mémoire, la psychanalyse freudienne construite dans le cadre des échanges tenus avec Sandor Ferenczi était, elle dynamique et non passive, active et de durée plutôt courte, face à ce qu’elle devenue actuellement, et pour laquelle il est de bon ton de raisonner autour de 8 à 15 ans.

 

Ces rappels pour poser le fait que les liens entre la psychanalyse et la pédagogie ont toujours été existants même si l’idée commune associe plus les filiations de la pédagogie avec la psychologie.

 

Cet article va permettre de mieux relier les deux disciplines. Et par bravade j’introduirai le développement qu’un bon psychanalyste est obligatoirement un bon pédagogue. Ceci en laissant bien sûr chacun libre de définir ce qu’est un bon psychanalyste.

 

Arrête de rêver, t’es encore dans la lune !

 

Combien de fois les enfants ont-ils plus ou moins entendu ces reproches.

 

Apparemment ces attitudes rêver et être dans la lune apparaissent très proche, mais en vérité, se confondent sous un mécanisme qui semble être de même nature, mais qui est radicalement différent.

 

Être dans la lune s’apparente plus à la posture d’un enfant qui rêvasse, qui décroche d’avec sa pleine implication dans la réalité. Cette attitude « d’être dans la lune », en vérité de rêvasser, relève plus d’un mécanisme de défense, qui est animé par le refoulement, lui-même le pré-défenseur de l’apparition de structures névrotiques ou psychotiques. Alors que l’autre mécanisme, celui de rêver est une réelle faculté, une qualité indispensable au développement intellectuel, social et adaptatif de l’enfant. C’est la capacité privilégiée à utiliser pour développer son imaginaire.

 

Il est indispensable de faire une rapide différenciation entre ces deux concepts : celui d’être dans la lune et subséquemment de rêvasser, d’avec celui de rêver, nous allons même prendre le temps du point de vue psychanalytique de distinguer les deux termes.

 

1) La rêvasserie

Celle-ci s’apparente par toutes les attitudes observables à de la rêverie, qui elle est proche du rêve, peut produire du rêve même, mais la rêvasserie est le signe manifeste d’un non accomplissement. C’est une manière de faire écran à un traumatisme. Ce traumatisme n’est bien sûr pas conscient, ou du moins pas perçu dans sa réalité, il peut toutefois avoir été perçu, mais il est très souvent fortement amorti par le processus de refoulement dont j’ai parlé dans mes précédents articles. De ce fait la rêvasserie permet au sujet de ne pas s’approcher de près ou de loin de son traumatisme, mais à travers son fantasme il le fuit. C’est une activité mentale compulsive, qui vient ainsi faire écran à la réalité insupportable à laquelle ramènerait automatiquement le trauma.

 

D’un point de vue psychanalytique il s’agit d’un mécanisme bien identifié qui est la notion d’introjection. En l’occurrence la rêvasserie évite au psychisme du sujet d’introjecter, c’est une forme de renoncement par incapacité psychique. Ce mécanisme permet de maintenir l’illusion et le désir de toute puissance pour que le sujet ne se retrouve pas face à la douleur du trauma qu’il n’a pas su introjecter.

 

Il me semble intéressant d’en rappeler le sens car l’introjection est un concept psychanalytique qui a été élaboré par S Ferenczi dans un article « Transfert et introjection » il décrit ce mécanisme comme le passage fantasmatique du dehors au-dedans. Encore une fois cela me permet de souligner l’apport majeur de Ferenczi à l’édifice psychanalytique. Ce mécanisme est opposé à celui de projection et est plus proche du mécanisme d’identification.

 

Ainsi lors de la rêvasserie cette errance des pensées s’effectue sans aucun lien de temporalité, ni avec le passé, ni avec le futur, encore moins avec le présent du sujet. Cette attitude peut d’ailleurs paraitre étrange aux observateurs. C’est uniquement une forme d’évasion de la réalité présente, également d’une réalité passée en lien direct ou non avec le trauma.

 

La rêvasserie mobilise énormément d’activité psychique, consomme énormément d’énergie, mais toute cette activité est en pure perte. Cette activité consomme du temps, de l’énergie, mais étant désactivée des réalités spatio-temporelles n’apporte aucune contribution ni à la vie réelle, ni à la vie imaginaire. Il s’agit d’une dispersion psychique.

 

La rêvasserie est une fuite

 

Cette activité de rêvasserie par l’espace qu’elle occupe génère une incapacité de l’esprit à se concentrer pour faire autre chose, et à être suffisamment présent dans l’activité contemporaine. Cela permet d’agir comme une forme de refoulement, qui est pour rappel un mécanisme de protection automatique et involontaire qui protège le psychisme de la conscientisation de l’état de désagrément des situations vécues. Ce concept est confondu par de nombreuses personnes avec la notion d’oubli, ou de défaillance des facultés de mémoire, ou bien de défaut des mécanismes cognitifs.

 

Ce mécanisme de rêvasserie est plus souvent présent chez l’enfant, que l’adulte, bien que de nombreux adultes en aient gardé des fonctionnalités désagréables et dysfonctionnelles pour eux et pour les autres. Car l’enfant possède une partie de conscientisation qui est encore faible et qui va commencer à apparaitre de façon assez structurée et performante qu’une fois les process d’identification sexué aient été suffisamment aboutis, entre seize et vingt ans approximativement, ce qui correspond au stade génital.

 

La part de discernement permettant l’exercice de libre arbitre qui va fonctionner par un apprentissage d’analyse, puis de comparaison, puis de décision n’est pas encore suffisamment aboutie, notamment de façon mécaniste car les expériences de toutes natures, intellectuelles ou vécues ne sont pas suffisamment pertinentes, et ne sont parfois que des placages, des vernis de semblant de savoir être.

 

D’ailleurs et pour une rapide digression, j’ai pu entendre de nombreux parents vanter les vertus de maturité de leur jeune ado, qui aurait ainsi la capacité de discernement et de sagesse. Une nouvelle fois encore, il faut les mettre en garde sur l’illusion et la précarité de cela, car ce système peut tenir quelques jeunes années, mais vite s’écrouler érodé par les réalité de la vie.

 

Je n’ai jamais observé cliniquement l’émergence d’une réelle maturité précoce et ce quelques soient les épreuves subies par le sujet. Effectivement il existe malheureusement des parcours de vie dans lesquels des traumas qui relèvent quasiment du Drama, ont impacté et façonné le psychisme. Celui-ci semblera, en première lecture s’être structuré dans, et par les épreuves, mais n’en sortira malheureusement pas indemne de tout impact. Car n’oublions jamais les traumas créeront toujours leurs névroses, que ce soit de peur, de colère, de tristesse, ou de toute autre nature. Ce qui me fait dire au passage que dans le cadre de ma réalité clinique, la notion de résilience est pour moi plus un concept de morale, mais pas une réalité psychique, car il y aura toujours une perte tant que les traumas n’auront pas été abréagis et perlaborés.

 

Pour illustrer les rêvasseries : l’histoire de Pierre

 

Ainsi nous reprendrons l’exemple de Pierre 6 ans, qui est profondément malheureux d’avoir un père dépressif et dont il a honte, tellement malheureux que son comportement alerte son instituteur qui fait un signalement au psychologue. En effet Pierre n’écoute pas, il décroche quand on lui pose une question, il regarde sans donner l’impression d’avoir entendu la question, il est constamment dans la lune. Mais son attitude curieuse transparait également dans la cour, il est étrange, bizarre, il crie partout, crie souvent, ses camarades se moquent parfois de lui, mais Pierre semble même en tirer du plaisir comme s’il ne se rendait compte de rien, pensant que l’on rit avec lui, alors que l’on rit de lui.

 

Mais lorsque Pierre rencontre le psychologue, il lui dit avec le maximum de sincérité : « je vais bien, tout va bien », il est même surpris par la question. Car nous devons comprendre que Pierre subit bien son environnement, vit effectivement dans son malheur, mais à aucun moment ne pense : « qu’est-ce que je suis profondément malheureux à cause de mon papa dont j’ai honte ! ». Le refoulement libère ainsi son psychisme en lui évitant de penser cela. Il est malheureux mais la nature du psychisme est bien faite, tout est actionné pour qu’il ne pense pas cela, et imagine d’ailleurs avoir une attitude normale.

 

Cette activité de refoulement pour un jeune enfant de six ans comme Pierre, peut lui prendre dans une journée à peu près « la moitié » de ce dont son psychisme a besoin en force de concentration. Dire que cela lui prendrait la moitié de son psychisme, est bien sûr une métaphore, car jusqu’à présent les neurosciences n’ont jamais pu définir par quel type d’énergie et d’activité neuronale, comment ces fonctions pouvaient exister. Ce refoulement qui est un mécanisme de défense dont il a besoin, deviendra plus tard une résistance, notamment lorsque nous désirerons aider Pierre à vaincre les phobies qui se seront éventuellement organisées à cause de ce passé, et qu’il faudra lever par la démarche en PAR grâce aux ACPA (abréactions conscientisées pleinement abouties).

 

Ainsi Pierre à l’âge de six ans ne pourra réellement entendre, ni écouter, même sa pensée ne pourra être suffisamment fluide, car elle sera constamment perturbée par des images de tristesse de honte, et son esprit vagabondera, sur ce que son regard, ou son écoute lui apporteront. Il sera à rêvasser au gré de ces sons et images distrayantes, mais n’en utilisera que peu de profit. Pierre qui décroche peut même ne plus être là, dans la réalité, il peut ne plus être dans le réel, mais ne tirera aucun profit de ses rêvasseries.

 

Nous observerons ainsi les prémisses possibles d’une organisation psychotique, qui si les éléments anxiogènes persistent apparaitra très tôt, sinon vraisemblablement observable entre dix-huit ans et vingt-cinq ans.

 

Rêvasser, rêver et imaginer

 

2) La rêverie

 

Nous évoquerons la rêverie et également ce qui relève de l’imaginaire, car cet article va permettre de rentrer dans les mécanismes complexes de l’imaginaire et de l’imagination. Comme postulat nous pouvons déjà dire que l’imagination aide l’enfant à comprendre certains problèmes et à trouver des réponses à ses questions. Il est utile d’esquisser ici qu’également cette faculté d’imagination va aider l’enfant à surmonter de très nombreuses peurs. Notamment lorsqu’un enfant se sent persécuté par ces nombreuses peurs, que celles-ci soient définissables ou pas, le fait de pouvoir s’identifier à des personnages, tels de héros ou super héros, va permettre à l’enfant de s’imaginer et de s’octroyer la capacité à les combattre et ainsi à anéantir ces protagonistes de la peur par des mécanismes de contrôle. S’imaginant être un superhéros capable de combattre tous les méchants de la Terre, il développera ainsi sa confiance.

 

Il est important de distinguer le comportement de Pierre, qui nous l’avons observé rêvasse, d’avec celui d’un enfant comme Paul lui raisonnablement apaisé. L’enfant qui joue est conscient dans la plupart des situations des réalités dans lesquelles il évolue, alors que Pierre ne l’est pas lors des rêvasseries. Ainsi Paul lui-même âgé de six ans, lorsqu’il joue avec ses Lego et construit des forteresses faites de hauts murs et qu’il les défend avec ses soldats, se représente dans le jeu, il sait qu’il joue. Il est bien conscient que les personnages, les briques dans ses mains sont bien réels, mais il a acquis cette faculté de former des images mentales, de les transformer et de les déformer.

 

Son imagination ne fonctionne pas comme une boite à images, mais c’est l’expression d’une force active que nous nommerons son imaginaire.

 

Il existe bien sûr des situations dans lesquelles l’enfant trouve tellement de plaisir, qu’il peut de façon factuelle perdre ponctuellement plein contact avec la réalité, c’est le rôle des éducateurs que de savoir gérer la descente à la réalité. D’ailleurs combien d’adultes ne disent-ils pas eux aussi, je me suis laissé prendre au jeu, mais il s’agit bien sûr ici d’un clin d’œil.

 

De l’Imagination à l’Imaginaire

 

« La rêverie est un univers en expansion, un souffle de parfums qui émane des choses grâce à un rêveur » écrit Gaston Bachelard en 1942. Cette expression tellement réaliste notamment cette allégorie du souffle de parfum, est bien assurément l’Imaginaire, cette capacité mentale universelle que tous les hommes possèdent indépendamment des cultures et races, et qui est profondément ancrée en eux et permet le développement narratif.

Il parait peu hasardeux de dire que plupart des images que nous projetons rappellent un condensé essentiel de l’ensemble de nos expériences passées.

 

Il est intéressant de citer quelques travaux de Piaget qui a consacré une bonne partie de ses recherches à comprendre les mécanismes de développement du psychisme humain à travers le développement de l’enfant. D’ailleurs les travaux de Piaget s’intègrent dans sa propre démarche psychanalytique qu’il a initié avec Sabrina Spielrein.

 

Mais ses travaux ne définissent pas réellement tous les mécanismes de développement de l’enfant bien qu’il ait identifié des concepts d’ailleurs, comme les étapes et les schèmes qui sont les éléments moteurs de l’ensemble de son argumentaire pour comprendre ces mécanismes d’apprentissage de l’enfant.

 

Cependant il est intéressant de noter que ses recherches sur le développement de l’imagination de l’enfant placent la période la plus prolifique, à l’arrivée du langage, du jeu symbolique, et de l’imitation représentative. Ceci se situe après que les opérations d’acquisitions sensori-motrices soient réellement maitrisées.

 

Il situe cet âge vers les sept ans, mais dans la réalité clinique psychanalytique, nous pouvons observer que cette faculté soit plus précoce, apparaissant plutôt vers les quatre ans, âge où le langage prend sa véritable dimension symbolique et représentative, et permettant ainsi l’émergence d’un champ conscient beaucoup plus nettement défini.

 

Il s’agit bien ici de l’émergence d’un Moi, celui que la psychanalyse traite, mais c’est aussi le moment où le stade de l’identité se manifeste par l’émergence du stade du « Je ». C’est le stade du miroir qui peut représenter cette étape, dans laquelle l’enfant prend conscience de son intégralité à travers l’incorporation pour appropriation de sa propre image. L’enfant existe et se dissocie du reste du monde maitrisant ainsi par l’appropriation du « Je », la réelle différence entre lui et l’extérieur, qui est souvent représenté par le père, ce grand Autre que lui, qu’est le reste du monde particulièrement menaçant car pas encore introjecté.

 

Or ce qui est à l’extérieur n’est pas maitrisable et souvent est une source d’angoisses. Le monde est un vaste terrain d’aventure, mais aussi d’imaginations positives ou négatives.

 

Magnificence et loup garou

 

Il ne faut jamais oublier que le monde de l’enfant est celui de la magnificence où à ces périodes, notamment lors des acquisitions sensori-motrices, la parole de l’adulte possède la toute-puissance de sa magie. Ainsi une peur vécue par un adulte est une peur non seulement réelle pour l’enfant mais surtout subliminale.

 

C’est ainsi que l’imaginaire de l’enfant va accaparer en incorporant à la fois la parole de l’adulte, la propre idée qu’il se fait de la représentation des mots, et les ressentis du vécu in situ. Ainsi peuvent se créer des Vacums * qui pourront être fréquemment activés par un des éléments les constituants, comme toutes les peurs, colères, tristesses qui se seront cristallisées et amplifiées, ainsi augmentées par le mécanicisme de la magnificence.

 

L’enfant va absorber nos peurs, va croire spontanément aux fadaises que nous lui ferons avaler, et ainsi son imaginaire pourra intégrer par ce mécanisme d’introjection, ces balivernes comme étant autant de vérités. Ces informations déversées par l’adulte, auront force de vérités et pourrons dans son imaginaire agir comme étant des réalités, car celles ci sont certifiés par l’adulte dans lequel il voue une confiance aveugle.

 

Également pour l’enfant, nos peurs d’adultes, nos fragilités réactionnelles de paniques, d’emportements, de larmes ou de colères bien sûr non maitrisés, seront autant de vérités, de violences incorporées par l’enfant, et non introjectées. Nos peurs deviendront pour nos enfants de réels traumas insurmontables pour eux, car je le rappelle le psychisme est structuré atemporellement, présent et passé, conscient et inconscient étant activés en permanence. Ainsi pour eux, une peur contemporaine qui est sans importance pour nous, peut s’agréger en s’amalgamant avec un vécu dans lequel se mêlent la panique ou la décompensation de l’adulte, et impacter en devenant des abimes d’angoisse, de solitude en total décalages avec la réalité.

 

Les peurs que nous transmettons à nos enfants deviendront pour eux des Everest et des abysses. Aussi autant les enfants peuvent et doivent être associés à nos sentiments et émotions tant que possible, autant il nous faut les préserver sur des attitudes sur lesquelles nous avons perdu la main, et que nous ne pouvons revendiquer comme étant des choix comportementaux.

 

Les parties à venir vont développer ces fonctionnalités éducatives.

 

*Vacum : Poches de l’inconscient dans lequel se sont agrégés des traumas, ce sont des éléments négatifs de désagrément générant des ambiances négatives, favorisant l’organisation des névroses, en opposition avec les PMDP poches elles propices à l’organisation de nos rêves et de nos utopies.

 

 

Lien sur mon dernier livre : Une nouvelle psychanalyse la PAR :

https://www.psychanalyse-rivalin.fr/une-nouvelle-psychanalyse-la-par/

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