La rentrée pour prendre le temps de penser à Soi !

Posté le 5 septembre 2021

 

 

C’est souvent l’occasion, le prétexte, comme une symbolique pour entreprendre…

 

Entreprendre une psychanalyse PAR.

 

Quelle étrange période que cette rentrée, je voulais rédiger un article sur cet épisode commun auquel peu échappent, mais celle-ci est particulièrement matinée par des contraintes sanitaires et une météo maussade, et elle s’annonce ainsi vraiment étrange… pour redonder !

 

Des appels en tous genres, c’est évidemment le lot de chaque rentrée, mais celle-ci semble particulièrement être marquée par l’expression de tristesses, de peurs, et de colères.

 

La rentrée porte généralement en elle plein d’espoirs, comme les idéaux en nous, mais qui sont souvent très vite confrontés à nos réalités. Cependant la rentrée est bien ce moment idéal, pour croire, se projeter, c’est une niche temporelle qui permet incontestablement cet exercice.

 

Nombreux sont ceux qui profitent de cette période, et qui viennent pour entreprendre une démarche psy, car c’est souvent à ces occasions que l’on décide de prendre des bonnes résolutions, pour enfin se prendre en main, être maitre de son destin, ces motivations principales fréquentes pour démarrer.

 

Entreprendre une démarche de psychanalyse PAR

 

Nous constatons que les attentes sont très variées, allant du peu d’espoir de pouvoir changer quoi que ce soit dans sa vie, à une espérance quasi céleste déposant une quête digne du saint graal.

 

La psychanalyse PAR a effectivement l’ambition d’apporter de réels résultats face à ces très nombreuses et différentes attentes, cependant il faut préciser que le patient y trouvera, ce qu’il y apportera, car l’impétrant devra bien sûr d’installer dans une qualité d’analysant et non d’analysé, et c’est bien le produit de cette attitude qui permettra le bon déroulement de la PAR.

 

Mais qu’attendre d’une telle démarche ?

 

Beaucoup assurément, se pose même la question : jusqu’où peut-on aller, cela je le développerai, se pose également la question de savoir ce que l’on va trouver, et qui va émerger au bout de la démarche, et je tiens à rassurer tout de suite, assurément la belle personne qui est en nous et que nous connaissons parfois si peu.

 

Le but de cet article est de présenter quelques notions permettant de comprendre que nous en sommes pas figés dans nos symptômes, et qu’une démarche PAR s’appuie sur une philosophie, des concepts, surtout des Process qui permettent à tous moments d’en comprendre le cheminement te d’évaluer celui-ci, s’opposant à l’idée d’un papotage dithyrambique.

 

Pour rappel l’enfant nait bon et l’éducation le fait ou le défait.

 

Quoi que l’enfant se construit déjà en étant un fœtus dans le ventre de sa mère, qui ressent dans cet univers et environnement amniotique, et ses perceptions sont également associées à une mémoire que nous pouvons étudier et tenter d’identifier.

 

Ce nouvel axiome « l’enfant nait bon et l’éducation le fait ou le défait » pour expliquer qu’il y a un lien constant de causalité entre les symptômes et leurs origines. Mais l’on a beau savoir ce qui s’est passé, comment s’est déroulée notre histoire, cela ne règle rien. L’ensemble de l’article va préciser cela pour répondre à ces interrogations.

 

Ainsi si l’on est devenu timide, colérique, dépressif, ou toute autre pathologie qui se serait organisée, nous devons par ce postulat de réversibilité pouvoir en sortir, et c’est cette philosophie qui devrait animer en principe l’ensemble de la psychanalyse. La PAR a la prétention de cette philosophie, car elle en a défini les principes méthodologiques, qui sont articulés autour de deux grands axes, que sont les ACPA et les PEF, dont cet article va également rapidement esquisser les fonctionnalités.

 

Dès la naissance beaucoup est déjà fait, comme, le sexe de l’enfant, la personnalité des parents, la nature du couple parental, la fratrie si elle existe, le cadre matériel global d’évolution familial, l’affection entre les parents qui est ainsi générée auprès de l’enfant, également l’époque, l’environnement, pour ne citer que cela.

 

Cela qui d’ailleurs s’appelle les déterminismes psychiques.

 

Ainsi quand l’analysant vient pour une difficulté la plupart du temps contemporaine, nous l’amenons rapidement à percevoir aisément qu’il y a une origine, une cause, au symptôme, qu’il n’est pas né avec, et que celui-ci s’est construit au fil du temps, plus ou moins insidieusement. Et pour reprendre ce développement très rudimentaire, nous savons que nous ne naissons pas, timide, colérique caractériel, ou autre, mais que nous le devenons.

 

Le psychisme est mutagène et donc réversible.

 

La démarche en PAR, repose sur la réversibilité du psychisme, qui est profondément mutagène, comme l’ensemble du biotype. Cet axiome structure autant la philosophie, que la pratique qui anime la démarche, celle-ci repose sur une méthode éprouvée, qui reprend les fondamentaux de la psychanalyse. D’ailleurs la plupart de ces fondamentaux ont été laissé en jachère, contribuant à créer cette fameuse idée qu’en psychanalyse on n’y fait que du papotage, et malheursement depuis plus de cinquante années une dérive générale, s’est effectivement installée contribuant à instaurer cette pratique et idée.

 

Il est utile d’énoncer ces quelques principes : 

 

Le psychisme : 

 

  • Le psychisme comme l’ensemble de notre organisme le biotype est mutagène, il est homéostasique, c’est un système, qui comme tout système est à la recherche de son équilibre. Il est homéostasique car rien n’est définitif, rien n’est acquis, tout est en construction et déconstruction permanente.
  • C’est une dynamique, une entité plastogéne mutagène constamment animée par la notion de réversibilité.
  • C’est un lieu constitué de deux entités conscient et inconscient à croiser en permanence avec la notion et concept de la deuxième topique freudienne

 

Mes différents articles et ouvrages précisent bien sûr plus l’ensemble de ces fondamentaux qui ont été insuffisamment développé à l’époque de Freud et de Ferenczi, puis oubliés, voire méprisés par la plupart des écoles psychanalytiques

 

Ce sont d’ailleurs les propos d’une praticienne en psychothérapie qui m’ont amené l’idée de ce bref article car elle semblait très heureuse d’affirmer, avec la satisfaction manifeste des journalistes que la psychanalyse ne pouvait pas fonctionner car l’on ne faisait qu’y répéter inutilement des scènes du passé, que l’on connait éventuellement, et se remémorer les événements du passé, n’avait pas d’autre sens que de ressasser. Y opposant ainsi son approche comportementaliste qui était présentée comme efficace bien sûr. 

 

Malheureusement elle a partiellement raison, mais elle ne fait que reprendre ce que les contradicteurs de la psychanalyse :  journalistes, psys, ou même philosophes de plateau, qui après avoir parcouru Lacan, affirment avoir tout compris de la psychanalyse, s’autorisant ainsi à dire. En réalité ils ne parlent pas de psychanalyse mais de lacanisme, qui n’est une branche déviante de la psychanalyse, tellement déviante qu’elle n’a à voir avec la psychanalyse, sinon la lointaine parenté avec l’utilisation du divan.

 

La psychanalyse à dérivé vers l’intellectualisme, reflet d’une société qui se perd.

 

Pour rappel l’on vient de la psychothérapie vers la psychanalyse, car cette dernière est souvent une porte d’entrée qui permet de comprendre que l’on peut agir sur les comportements, que nous ne sommes pas nés avec. Mais souvent à travers ces pratiques, il ne s’agit que de contournement des symptômes par certaines techniques, ainsi très vite le patient comprend que les causes sont toujours là. Si exceptionnellement l’inverse existait, à savoir, que l’on fasse une psychothérapie après une démarche psychanalytique c’est que celle-ci est un échec, ou bien qu’il ne s’agissait pas d’une réelle démarche de psychanalyse, du moins telle que la PAR la revendique.

 

J’en profite pour préciser qu’une psychanalyse qui se déroule en face à face n’est pas de la psychanalyse, n’en convienne aux thérapeutes qui pratiquent ainsi, mais tout au plus une psychothérapie de soutien, qui peut se réclamer éventuellement d’inspiration analytique par les concepts qui y sont développés.

 

Nous savons que Freud situe « l’invention » de la psychanalyse lorsqu’il renonça à l’hypnose en 1896, car par hypnose ils trouvaient deux éléments thérapeutiques intéressants : l’origine des symptômes, les causes, et par injonction, suggestion hypnotique il arrivait à des modifications comportementales appréciables, cela semblait donc fonctionner.

 

Effectivement cela semblait… mais sur ce que l’on nomme les psychopathologies comme : états dépressifs, caractériels, timidité, et tout autre, cela était volatile, les bénéfices pouvaient même d’un patient à l’autre durer trois heures, trois jours, voire trois semaines, mais guère plus, même en reproduisant à volonté les transes hypnotiques. 

 

Il en conclut que savoir la cause, et la rendre consciente était insuffisante, car même en suggérant au patient lors de la transe hypnotique qu’il se souviendrait de celle-ci au réveil, cela était inutile, et stérile, car le symptôme persistait, ou pire dérivait ailleurs.

 

Savoir la cause et la rendre consciente ne sert donc pas à grand-chose ! 

 

Et la psychanalyse classique l’a oublié, s’évertuant à disserter du symptôme, de sa classification, comme celui du syndrome du sauveur, (très en vogue chez les psys actuellement), ou d’évoquer de ses liens de causalité, tout cela malheureusement au détriment de l’obtention des abréactions.

 

Freud et Ferenczi ont mis alors des années, et en divergeant souvent sur les méthodes, à définir un processus qui est connu sous le terme d’abréaction, et pour lequel j’ai consacré un ouvrage, qui y explique leurs errances, les raisons pour lesquelles ils ne sont pas réellement arrivés à définir un protocole fiable et reproductible pour parvenir à produire ces fameuses abréactions.

 

L’abréaction défini comme étant la décharge émotionnelle par lequel un sujet se ibère de l’affect attaché au souvenir traumatique lui permettant ainsi de ne pas devenir ou rester pathogène.

 

En définissant le principe d’abréaction, c’est bien en réalité, le premier pivot de la psychanalyse qui venait d’être défini.

 

C’est ainsi que la psychanalyse pose sa singularité et un des premiers éléments de sa thérapeutique. Je l’ai précisé en développant dans la PAR le principe des piles mnésiques, concept qui explique comment des vécus individués ou agrégés créent des piles générant à la fois des charges d’affects et des scripts comportementaux, le lecteur en trouvera des explicatifs à travers l’ensemble des autres articles. 

 

Car parler du symptôme, broder même souvent autour, n’est pas suffisamment thérapeutique, car y plaquer des explicatifs intellectuels, est vain et peut même renforcer le refoulement et amener des dissociations. Les sociétés de psychanalyses ont très rapidement délaissé cette recherche, ne se contentant que de reprendre les écrits freudiens, puis de les développer. Le pire est arrivé lorsque Lacan formula « L’inconscient est structuré comme un langage » engouffrant ainsi toute une palette d’intellectuels, et ne pas faire du Lacan était devenu une parjure.

 

Lacan a apporté malgré tout une certaine lecture et nouveauté à la psychanalyse mais il a surtout contribué à l’éloigner de ses fondements que sont l’abréaction jugée vraisemblablement vulgaire, et également de la perlaboration, qui n’est que rarement évoquée.

 

Ceci pour me permettre d’expliquer ce qui relève de la perlaboration qui est la mise en adéquation des désirs d’être avec la réalité. Ce concept je l’ai également précisé et c’est la suite du développement.

 

La perlaboration est également le deuxième pivot de la psychanalyse.

 

Ce concept apparait en 1914, lorsque Freud publie son dernier écrit technique, traduit désormais par Remémoration, répétition, perlaboration. Il s’agit d’un néologisme « perlaboration » du mot allemand Durcharbeitung. Cela peut être envisagé comme la contraction de parélaboration. Il désigne une élaboration fondant le travail psychanalytique et visant la suppression du symptôme névrotique.

 

Ce terme est tout récent car il est communément adopté depuis 1967 par ce néologisme crée par Laplanche et Pontalis, dont la traduction littérale est : élaborer, travailler avec soin. Ce terme ne définit pas réellement un nouveau concept de sa part, il précise qu’il s’agit plus de la phase ultime et décisive du travail analytique, après les processus de remémoration et de répétition, et qui marque la fin de la cure et permet au patient de se « frayer son propre chemin ». En réalité ce terme est bienvenu pour définir et clarifier une évidence qui est :

 

Comment finir une démarche psychanalytique.

 

Le processus itératif que j’ai défini dans la PAR, facilite grandement cette tâche qui incombait seul à l’analysant, la plupart du temps, du au fait que l’analyste n’avait aucun moyen méthodologique et conceptuel pour appréhender cette démarche de fin de travail, qui en réalité s’amorce dès le démarrage de la cure analytique en PAR.

 

Le terme de perlaboration signifie un état, éventuellement une attitude, mais celui-ci, comme également celui d’abréaction, n’ont pas été suffisamment définie, par la psychanalyse classique, encore moins les moyens pour l’obtenir, qui ne sont pas déterminés. La perlaboration relevait plus d’un simple constat : la cure est finie, alors qu’il s’agit bien d’un concept et d’un Process que je vais détailler et préciser.

 

Toutefois à ce stade il est important de percevoir que la PAR a repositionné les deux axes, les pivots que sont les abréactions et les perlaborations tout au long d’une cure PAR.

 

Ainsi nous allons beaucoup plus loin que les thérapies cognitives et comportementalistes qui par différentes techniques « engourdissent », ou contournent le symptôme pour proposer à la place d’autres conduites, mais nous savons que tant que les causes ne seront pas désactivées les symptômes resteront toujours là, même, et surtout détournées. Nous connaissons des patients dont effectivement un symptôme comme le bégaiement a cessé, mais se transformant en tics, en tocs, ou pire en états dépressifs.

 

Abréaction et Perlaboration sont de ce fait les deux piliers en PAR.

 

La PAR a défini les interactions constantes entre les abréactions et les perlaborations, qui ont été d’ailleurs précisées en : ACPA (abréaction conscientisée pleinement aboutie), et les PEF (perlaboration exogène finalisée). Très rapidement une fois que les territoires ressources de traumas possibles, apparaissent comme : les lieux, les personnages, les dates, s’effectue naturellement l’organisation des ACPA. C’est la première étape de la démarche qui permet au plus vite d’élaborer progressivement avec l’analysant les process de la perlaboration autogène.

 

Il est important de faire apparaitre ce Process le plus rapidement possible, mais parfois, les conduites et comportements sont tellement inscrits dans l’environnement quotidien de l’analysant, que même si celui-ci vient conscient de certaines attitudes il n’arrive pas réellement à les identifier au quotidien.

 

Ainsi constamment dans la démarche les itérations entre les ACPA et les PEF fonctionnent. Il y a pour cela différents principes permettant l’activation comme : 

 

  • La mitoyenneté
  • Le double déluré qui est cet autre l’analyste.
  • Les Process (placenta, dossier virtuel)
  • Le syllogisme psychanalytique

 

Ces principes sont précisés et détailles dans différents articles, car ils sont les éléments constitutifs et singuliers de la pratique en PAR. Ce sont d’ailleurs les éléments de ce qui définit l’activité en psychanalyse. Car ce sujet a toujours été en filigrane dans les travaux et échanges entre Freud et Ferenczi Cf. l’ensemble de leur correspondance, et ce sur quoi mes réflexions et travaux ont portées.

 

Le Maillon nouveau.

 

La perlaboration autogène, est un élément, une étape importante dans le processus thérapeutique car c’est le moment ou l’analysant sent le fruit de ses introspections abréactives.

 

J’ai fait apparaitre cet élément de procédé et de conceptuelle qui est la perlaboration autogène, qui n’existait pas auparavant, et qui se présente véritablement comme l’axe, le pivot, la charnière qui nous permet de rendre opérationnel l’implication de l’analysant dans sa démarche.

 

La perlaboration, cette capacité à mettre en oeuvre les désirs d’être avec la réalité , est également sous-estimée par la plupart de la littérature et de la pratique psychanalytique.

 

Je l’ai décomposée en trois étapes :

 

  • Autogène, cette capacité à s’observer avec lucidité (seul l’homme lucide est heureux !)
  • Endogène qui est cette capacité à se projeter dans ces situations repérées par l’étape précédente mais dans des attitudes encore méconnues.
  • Exogène qui est cette capacité à vaincre ses résistances par des passages à l’action, l’ensemble des Process ayant fonctionné à savoir les itérations entre les résistances et les abréactions ont fonctionnées.

 

La perlaboration autogène, concept nouveau est un élément capital, majeur qui positionne la PAR dans son efficacité, et surtout son originalité et sa singularité car les thérapies cognitives, comportementalistes ne savent pas désactiver le symptôme, et les psychanalyses si elles ont pu désactiver le symptôme ne s’intéressent pas à l’accompagnement comportemental du patient dans son environnement contemporain. C’était le maillon manquant, ce que réalise la PAR grâce à cette approche globale entre l’introspection et la projection, c’est une articulation complète et aboutie entre l’introspection analytique et le comportementalisme.

 

Il est utile de préciser que par les ACPA, nous n’inventons pas une nouvelle histoire, mais travailler à ce que l’analysant devienne réellement apaisé face à elle. Ainsi face à un orphelin la PAR ne redonnera, ou ne recréera pas le parent manquant, mais elle lui apportera l’apaisement face aux situations de détresse colère ou peur que cette situation aura pu créer.

 

La perlaboration autogène qui est également comme d’autres concepts de la PAR extrêmement innovante, est l’élément perceptible et palpable du changement véritable dans la vie quotidienne.

 

La Perlaboration autogène est rapidement perceptible dans le quotidien.

 

Avant d’activer cette fonctionnalité, l’analysant ne se rendait pas réellement compte de ses comportements, habitué qu’il y était, même si le timide vient car il souffre de sa timidité, mais le refoulement fonctionne tellement bien, et celui-ci est tellement habitué à ses étranges comportements qu’il ne les voit plus.

 

Cet exercice de perlaboration autogène est proposé par le thérapeute dès qu’il sent que l’analysant a commencé à se dégager des zones historiques d’introspection, car celles-ci sont en commencement d’abréactions, ou déjà partiellement abréagies. C’est à ce moment que nous proposons au patient d’observer ses comportements quotidiens des plus basiques, au plus élaborés.

 

Nous sommes tous à longueur de journée soumis à un panel très complexe d’environnements de toutes natures, du plus toxique, au plus bienveillant, ces environnements que nous choisissons ou subissons. Et dans ces environnements nous sommes « calés ou décalés ». Par exemple nous pouvons subir une agression professionnelle et avoir su trouver le meilleur ton et réplique, ou avoir choisi d’aller rappeler quelques civilités à notre voisin, et dans ces contextes plutôt incommodants, nous pouvons être parfaitement calé et revendiquer une attitude cohérente qui aura tenu compte de notre capacité dialectique, ou alors avoir été totalement en décalage.

 

Il en est de même dans ces situations agréables choisies ou naturelles, dans lesquels nous pouvons être à coté, parler trop ou pas assez, et être également calé ou décalé.

 

C’est cela que la perlaboration autogène propose, seule la PAR l’a intégré dans ses Process et amène au plus vite l’analysant à la fois à cette évaluation, et début d’expérimentation. La perlaboration autogène présente cette qualité insoupçonnée, de passer tout au crible de l’observation, et de ce fait aller plus loin que la simple demande de résiliation du symptôme.

 

Nous comprenons aisément ainsi que toute incapacité à passer à l’endogène et bien sûr à l’exogène nous indique des niveaux de résistances. Nous allons identifier ceux-ci à travers les associations libres, cela lors des séances portées par le concept de mitoyenneté, permettant une nouvelle amplitude, et l’amplification de la thérapeutique dans la cure .

 

Car en PAR l’analysant n’est pas seul il est accompagné dans ce concept de mitoyenneté, par son jumeau analytique, cet autre qui est là présent mais libéré de tout tabou, qu’est l’analyste dans sa neutralité bienveillante et qui pourra dire à ce moment : « Que voyons nous, que ressentons nous, que voulons nous dire et à qui … et bien dites-le. » Invitant de la sorte son analysant à ces hypothèses de formulation. La parole étant libre, et l’analysant ayant la trace de sa séance pourra à tout loisirs reprendre pour abonder ou amender cette locution abréactive.

 

Nous remarquons dans cette idée de concept de mitoyenneté que le Nous permet dialectiquement et symboliquement d’activer cette double présence, j’en détaillerai les protocoles dans un autre article.

 

La perlaboration autogène participe comme plusieurs autres éléments que je laisse le soin au lecteur à découvrir dans les travaux, et qui rend ainsi l’analyse vivante fondamentale, mais tellement moderne car nous utilisons tous les supports actuels de communication.

 

Nous voyons ainsi comment ces territoires de la psychanalyse classique était restés en jachère l’abréaction peu définie, et la perlaboration qui est un néologisme récent simplement pour signifier la fin de la démarche. Ces termes et concepts sans réellement en préciser les modalités, laissant l’analysant une fois encore seul à lui-même. Pour rappel Freud et Ferenczi intervenaient activement durant les séances.

 

La PAR a mieux défini ces concepts, également les process permettant d’y parvenir. En le faisant elle a enfin définitivement précisé ce qui relevait de l’activité du psychanalyste et ce que l’on nomme l’activation, mais que personne n’avait jamais pu réellement définir.

 

La PAR, c’est finalement une discipline nouvelle qui s’appuie sur les fondamentaux de la psychanalyse, qui utilise des supports de communication modernes, donnant de fait à cette démarche une dynamique nouvelle, puisque l’analysant chemine au quotidien, à son rythme, mais efficacement, et puis surtout c’est véritablement le chainon qui manquait entre les thérapies cognitives et comportementales et la psychanalyse passive.

 

Pour en revenir à l’interrogation posée au début de cet article :  jusqu’où peut-on aller dans une démarche en PAR, la réponse est multiple car cela touche à la fois la disparition des symptômes et des comportements dérangeants, mais également nous fait partir à la recherche, et à la découverte du Moi intime, sujet pour lequel je consacrerai un autre article.

 

Aller naturellement plus loin que la psychanalyse et le coaching.

 

Cette ambition est bien l’axiome de la PAR, et qui relève de son aspect innovant, sur des bases confirmées. Il s’agit bien de la modernité des fondamentaux ! 

 

La plupart des thérapies comportementalistes, cognitives ou d’accompagnement viennent de la psychanalyse, lui reprochant comme nous l’avons vu de laisser l’analysant dans l’errance sans recettes, ni solutions, parfois dans des situations longues plus ou moins précaires. La psychanalyse classique veut s’enorgueillir d’une certaine noblesse de l’acte thérapeutique, mais qu’elle a souvent bien du mal à pratiquer, assurément beaucoup mieux à en disserter. Nous allons continuer à voir rapidement en quoi la PAR comble ce vide entre ces deux mondes devenus complètement étrangers voire hostiles.

 

  • La psychanalyse classique actuellement intellectualise à outrance l’idée même de symptômes, avec comme une rhétorique académique qu’il est de bon ton de lui décliner. Elle peut parler effectivement de causes présumées à ces symptômes, mais elle ne les abréagira pas, et ne les perlaborera pas. Et justifie ainsi sa très mauvaise image qu’elle a créé d’hallucinante inefficacité.

 

  • Le coaching lui accompagne en superposant au regard de l’individu celui du coach, un peu comme un autre que soi, un grand frère, ou une grande sœur qui saurait dire à la place de soi, mais se pose la question du pourquoi pas moi. Nous comprenons aisément qu’il n’y a pas de portée thérapeutique, ou éventuellement si cela était le cas, ceci se réaliserait par incidence hasardeuse. Cela explique ainsi pourquoi de nombreuses personnes courent après différentes formes de coaching des années durant, à la recherche d’une hypothétique solution miraculeuse, qui n’arrivera jamais.

 

  • Les thérapies positivistes, vont sans s’attaquer du tout à l‘origine du symptôme, plaquer, forcer des attitudes en contournant les difficultés, mais celles-ci étant réellement détournées, les causes ne seront pas résolues, encore moins abréagies, et donc réapparaitront invariablement sous une forme ou une autre. Ces dénégations du mal être par dénis du symptôme et de ses causes peuvent créer des clivages psychologiques.

 

Ainsi de très nombreuses personnes viennent en PAR après avoir malheureusement un peu tout essayé. La plupart ont bien sûr compris à peu près tout de leur pathologie, de son histoire, et des causes, mais finalement les symptômes, les comportements désagréables seront toujours présents, et peu de modifications comportementales positives seront arrivées, parfois même des impacts négatifs seront à observer.

 

La PAR dès le départ installe l’analysant dans cette dynamique que permettent les itérations constantes qu’elle propose. Identifier le plus rapidement les zones dans lesquelles il a pu se produire de causes, à l’origine des symptômes, celles-ci en lien directement ou indirectement avec les symptômes. Celles-ci seront passées au crible du syllogisme analytique puis abréagies.

 

Ainsi à partir de ces premiers moments immergés dans la démarche, l’analysant est tout de suite projeté dans la perlaboration autogène pour analyser avec lucidité comment il évolue dans l’ensemble de ses environnements.

 

En PAR il y a effectivement du coaching, mais le coach c’est l’analysant !

 

La rentrée, c’est effectivement une très bonne période pour entamer une démarche en PAR, car cette ambiance de fin d’été, pleine de tonus, de début de cycle est propice à dérouler ses espoirs, ses désirs encore pleins de cette fraicheur de l’été, pour se trouver en se projetant un avenir, et la PAR propose cette approche radicalement dynamique.

Lien sur mon dernier livre : Une nouvelle psychanalyse la PAR :

https://www.psychanalyse-rivalin.fr/une-nouvelle-psychanalyse-la-par/

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