Le Surmoi qui est individuel et collectif

Posté le 29 novembre 2020

Cadre constitutif indispensable de l’être autonome et rôle des figures d’autorité

 

Ce Surmoi est le gendarme indispensable dont nous avons besoin, c’est celui qui tapi au fond de nous saura nous protéger théoriquement de tout, de nos mauvais réflexes parfois ou souvent destructeurs, de nos envies trop spontanées, pour nous aider à trouver et à appliquer le plus spontanément les conduites et comportements nécessaires que les différentes situations exotypiques exigent. Mais qui parfois sera tellement protecteur qu’en réalité au nom de sa morale il construira un système d’interdiction.

 

Le Surmoi est un élément régulateur qui a pour mission de filtrer entre les pulsions qui sont intériorisées et la plupart des contraintes et des charges de toutes natures. Que celle-ci soient et parentales, sociétaires d’apprentissages.

 

Le Surmoi va se construire de multiples manières comme par automatisme d’adaptation qui agit un peu comme un réflexe Pavlovien qui fonctionne sous le primat d’action réaction que j’ai décrit. Également, principalement même par les injonctions des éducateurs principaux, et par recherche d’obtention de récompense, notamment la principale celle qui permet d’éviter la perte de l’objet d’amour, je consacrerai un article sur cela.

 

L’enfant se construit sans le savoir un cadre filtrant qui pourra être de toutes natures, celles-ci seront culturelle, sociales, morales comportementales. Et ce sont les parents qui ont le rôle déterminant, plus particulièrement le père qui est l’agent de communication privilégiée entre la sphère crée dès la naissance entre l’enfant et la mère avec le monde extérieur. Pour rappel c’est le père qui simplement par sa proximité et présence est le mieux adapté et disponible pour présenter l’enfant à la vie et aider ainsi l’enfant et sa mère a défusionner.

 

Observons comment se construit le Surmoi.

 

L’enfant a besoin de ce cadre sécurisant, édifié autour des autorisés et des interdits indispensables, pour qu’ensuite devenu indépendant il ne soit pas sous la dépendance de ses pulsions. Sans ce cadre intégré l’enfant à qui les parents auraient systématiquement tout cédé, abandonnant ainsi l’enfant à ses pulsions, engendreront un adulte qui ne comprendra pas que ses envies qu’il continuera à considérer comme légitimes ne soient prises en compte.

 

Nous savons que cette non-éducation fera de cet enfant et de façon quasi systématique, un adulte être immature qui aura besoin que la société assume pour lui. Ainsi là où le libre arbitre et le bon sens œuvrent habituellement, pour cet enfant dépourvu de cette faculté de maitriser ses pulsions de différentes natures, il sera nécessaire d’assurer ces fonctionnalités pour lui en créant des lois qui créerons comme des leurres ou des interdis que lui seul ne pourrait percevoir. 

 

Si par chance l’immaturité n’apparait pas, l’autre risque plus inquiétant est que celui-ci développe des caractéristiques de psychopathie. Car ces comportements qui sont associés au psychopathe, de la même façon n’intégreront pas les règles de toutes natures, et il les fera siennes, n’obéissant qu’à ses propres lois, notamment dans des scenarios bien-fondé pour lui uniquement, et qui légitimeront ses comportements devenus du coup délictueux.

 

Le Surmoi est le garant contre l’immaturité.

 

Une rapide digression pour évoquer cette question de l’immaturité tellement prégnante dans nos sociétés occidentales contemporaines. D’ailleurs ce terme d’immaturité est actuellement considéré comme un véritable problème, à tel point qu’il s’agit pour la psychiatrie ou la psychologie de parler d’immaturité psychoaffective, à tel point également que les nosographies commencent à intégrer ce phénomène comportemental dans les nouvelles classifications.

 

Parler d’immaturité ou même de maturité nous renvoi de fait à la notion de normalité, cela je le développerai ultérieurement, mais je souhaite en exposer ici quelques aspects.

 

Nous pouvons poser comme postulat que la maturité va s’acquérir petit à petit, ce n’est pas un trait inné, mais ce seront des postures internes qui vont se construire et cela dès le plus jeune âge à travers principalement les rôles et attitudes parentales. Cela s’observera à travers la capacité de l’enfant grandissant à savoir gérer progressivement pour les résoudre, les conflits de base qui s’expriment de suite entre les désirs et l’adaptation au réel. Cela doit se mettre en place progressivement par la construction des institutions psychiques permettant progressivement l’abandon des positions infantiles. 

 

Sur un plan purement psychanalytique nous pouvons dire qu’un être mature est capable de travailler de manière la plus autonome à l’intégration de ses pulsions. Cela doit s’opérer par le Moi et en osmose étroite avec toutes les natures exotypiques.

 

Je propose de considérer dans ce rapide développement qu’être mature, est tout simplement la capacité à se contrôler, de contrôler l’ensemble des pulsions, de nos envies et instincts. Savoir gérer ses frustration est une capacité fondamentale qui doit permettre de résoudre les conflits internes, qui seraient le résultat de pulsions mal maîtrisées et qui de façon détournée se développerait en angoisse qui peut être modérée ou totalement anxiogène. Il doit se développer identiquement  un élément d’une importance capitale qui est l’espérance proportionnée à  dépasser ces angoisses.

 

Cette notion d’espérance proportionnée repose la plupart du temps sur la capacité que va activer le parent, à intégrer la notion de temporalité, qui permet ainsi de projeter sous la forme d’imaginaire, de rêveries, ces envies afin qu’elle accède au stade réalités.

 

Ainsi l’imaginaire permettra par l’introduction de la temporalité de dévier ces frustrations, en les dérivant vers ces rêveries qui pourront devenir des projets afin que cela devienne des réalités.

 

Cela doit amener l’enfant à maîtriser de façon progressive ses capacités à établir des relations avec les autres. Notamment à travers toutes sortes de groupes formels ou non, qui sont les cadres évolutifs de sa socialisation. Ceci va principalement permettre à l’enfant de construire sa capacité critique.

 

Nous pouvons envisager différents critères d’observation, mais le principal étant d’examiner l’autonomie de l’enfant, qui acquiert une indépendance. La première étape étant par rapport à la relation avec la mère qui malheureusement, du fait de celle-ci, peut être extrêmement  fusionnelle et donc absolument néfaste, puis d’avec le père qui doit le guider dans cette approche de Soi à découvrir l’Autre (cette fois à considérer dans une lecture lacanienne).

 

Ces mutations vont naturellement s’organiser dès la naissance dans cet environnement très interactif que j’ai décrit plus en amont qu’est l’apparition de l’enfant au monde. Nous pouvons considérer qu’au vu de la lecture de la théorie des stades que nous voyons représentés dans le tableau orthogénique.

 

Tableau orthogénique du psychisme.

PROTOGENESE MATRICE MATERNELLE STADE ORAL ANIMA ASSIMILATION PERI-ACTIVATION

PERIGENESE

MATRICE PARENTALE

STADE ANAL

ANIMUS

REPRODUCTION

RETRO-ACTIVATION

PHILOGENESE

MATRICE TRIBAL

STADE PHALLIQUE

PERSONNA

ADAPTATION

SUB-ACTIVATION

ONTOGENESE

MATRICE PERSONNELLE

STADE GENITAL

SOI

SELECTION

POST-ACTIVATION

 

Celui-ci va dans cet intervalle de développement uniquement servir dans un premier temps pour montrer les corrélations que nous retrouverons à tous les niveaux du développement du psychisme, et que je vais reprendre dans cette série d’articles.

 

Pour en revenir aux stades nous pouvons considérer qu’à partir de 6 ans moment où la libido va s’investir plus sur la socialisation de l’enfant les grandes étapes de la construction de la personnalité de l’adulte seront en germes.

 

Ainsi le sujet devient de plus en plus autonome n’étant plus soumis à des luttes internes, le psychisme n’étant plus obligé d’utiliser tout son potentiel énergétique à résoudre les conflits entre les envies pulsions et les réalités. Ce qui permettra dans cette position au Moi de stabiliser ses fonctions d’existences pour se développer. Ce Moi est bien celui qui pense et qui décide c’est ici que vont s’opérer les constructions des capacités de libre arbitre et d’une conception d’un bon sens en soi.

 

Nous savons que le stade phallique est celui de l’identité sexuée où l’enfant prend conscience de son image corporelle ainsi que de sa propre personnalité émergente, qui à ce stade est plus ou moins confuse. Nous pouvons par ailleurs observer que l’identité sexuelle est acquise et plutôt constante pour aller vers la primauté génitale, stade qui ne se dénouera réellement qu’à partir de la puberté,  au sens d’une réalité d’une génitalité acquise.

 

Ainsi cette évolution permettra une réelle représentation de Soi avec l’exotype et ses relations objectales, mais surtout que les appareils mentaux soient stabilisés. L’ensemble de ces évolutions acquises permettront à ce stade de protéger l’intégralité des structures de la personnalité.

 

Ainsi ce sont bien les parents qui sont les responsables et les maîtres d’œuvre de cette laborieuse construction des capacités d’autonomie et de fait d’individuation de leur enfant. C’est là que se construit le fameux Surmoi. Et celui-ci nous l’avons vu est le gendarme indispensable à notre équilibre, mais il peut devenir une caserne de gendarmerie, et devenir coercitif, ou bien un simple gardien de square plus ou moins bucolique et devenir ainsi laxiste en apportant trop de relativité, à un cadre qui par sa mollesse n’arrivera pas à définir les marques entre l’intérieur du psychisme enfantin et l’extérieur.

 

Je l’ai développé dans mes écrits précédents, mais j’y évoque la notion d’un Moi cosmologique initial qui va progressivement se dissocier pour devenir différencié, en passant par toutes les étapes la plus connue et galvaudée familièrement étant le narcissisme. Cette étape dans laquelle l’enfant considère qu’il est encore le monde unifié à la différence de celui d’avant, lui cosmologique.

 

Mais beaucoup d’enfants vont rester bloqués à ce stade de leur développement à travers des éducations trop laxistes qui ne sauront préciser ce cadre indispensable. A ce moment tout pourra être relatif mais surtout soumis au dictat de ses envies ou pires des pulsions. L’enfant considérant que c’est au monde réel de s’adapter à ses demandes et non le contraire.

 

Cela je vais le préciser car nous subissons collectivement, par le Surmoi collectif toujours  ces carences des concepts babacoolistes qui auraient du se régulariser à l’épreuve du bon sens mais qui se sont bien habilement embarrassés de principes faussement philosophiques.

 

Actuellement nous assistons à une déliquescence de cette autonomie que je définirai comme un conflit entre une performance intellectuelle malaxée d’immaturité psychique. Je propose à ce stade une simple analogie avec ce que nos sociétés occidentales post dernière guerre sont elles-mêmes devenues. D’autres degrés de déliquescence de cet apologue sont repérables sous différentes formes des pertes de représentations des niveaux d’autorité à divers degrés des systèmes étatiques. Ceci expliquant les raisons d’un déclin annoncé.

 

Si les parents n’effectuent pas ce travail, de fait celui-ci incombera de fait à la société, mais ce sera mécaniquement trop tard car l’enfant sera passé par une carence pendant laquelle les troubles comportementaux auront déjà trouvé racines et les piles mnésiques correspondantes s’organiseront comme autant de pièges, de bombes ou plutôt de mines.

 

Le Surmoi se construit automatiquement dès l’apparition de la vie.

 

Ces éléments constitutifs et indispensables doivent être transmis par les parents, malheureusement de nombreux exemples nous montrent que cela est peu pris en compte. Car trop souvent si les parents présentent des déficiences qui peuvent être de nombreuses natures, leur légitimité ne sera pas suffisante, ainsi leurs paroles à supposer qu’elles existent seront de trop faible portée, devenant ainsi insignifiantes et non légitimes, et de fait ne s’impactera pas, et l’enfant sera démuni de ces repaires et tout sera alors relatif pour lui.

 

La légitimité indispensable de l’autorité.

 

C’est la légitimité la base de toute éducation, et de nombreuses idées sont erronées car être mère ou père n’est pas physiologiquement une légitimité innée ou transmise, mais c’est une légitimité qui s’obtient, construite dans et par les attitudes et les façons d’exister et de vivre le fait d’être parent.

 

Sans légitimé pas de cadre, de ce ne fait pas de possibilité de poser des perspectives 

 

Autorité à ne surtout pas confondre avec autoritarisme.

 

  • Ainsi si le parent est lui-même soumis à d’autres autorités ou à ses pulsions il sera mécaniquement dévalorisé aux yeux de l’enfant.

 

  • Ainsi si le parent persiste étant empêtré dans ses affects comme la dépression, la colère, la peur, par ricochet l’enfant relativisera la portée de la légitimé du parent. Notamment lorsque des adultes sont immatures inaboutis, et eux-mêmes soumis à l’autorité de leurs propres parents ou à des emprises comme des religions ou autres appartenances.

 

  • Ainsi les grands parents pourront être l’autorité de référence, il est d’ailleurs fréquent que ce soit le cas, de même que des autorités comme : Dieu le père, le parti politique, le syndicat. Dans ces contextes l’enfant n’a que deux choix possibles, tout remettre en cause ou vénérer ces idoles dans lesquelles par osmose il peut retrouver une partie du parent.

 

  • Ainsi si les conditions de confiance et de bienveillance sont réunies, des réflexions aussi simples et naturelles que : « Là fais-moi confiance je te donne mon simple avis » l’enfant acceptera naturellement d’intégrer dans la bienveillance le conseil qui prendra ainsi toute sa portée. Ce sera cette forme qui permet à l’enfant le fond qu’il intégrera dans ce moment partagé.

 

Aussi je ne recommanderai jamais assez de créer ces moments de complicités parents/ enfants qui seront ces espaces de découvertes réciproques d’appréciation de chacun et de reconnaissance et qui permettront d’y glisser les conseils et permettront de définir le cadre

 

Les conseils sont les vecteurs qui permettront de construire les cadres du Surmoi, qui vont ainsi éviter les injonctions ou ordres. De ce fait doivent s’acheminer et se mixer l’amour l’affection et la qualité de l’autorité incarnée.

 

Je développerai ultérieurement les notions de quanta d’amour mais ici je ne traiterai que ces représentations et intériorisations des structures d’autorité qui peuvent générer des pathologies de différentes natures comme ces comportements que nous allons pouvoir observer :

 

  • Soumission
  • Tristesse 
  • Peur
  • Colère

 

L’enfant nait bon les parents le feront ou le déferont.

 

Bien sûr que cette affirmation est excessive et qu’il ne s’agit pas de s’opposer à la réalité des traits de caractère qui sont transmis génétiquement et sont présents, mais il faut souvent en limiter la portée et une interprétation erronée. Ceci je l’ai montré dans mon précédent ouvrage, trop souvent des comportements, voire des pathologies sont considérés bien évidemment à tort comme des traits innés de personnalités.

 

J’ai montré combien dès les premiers jours de la vie le nouveau-né qui ne choisit rien, doit s’adapter à son environnement, de façon très mécaniste, comme des sensations de chaud ou de froid, de silence ou de bruit, de présence ou d’absence. Nous remarquerons au passage que mon expression relate volontairement cet aspect binaire qui est constitutif du génome humain. D’ailleurs la philosophie orientale le représente très bien à travers les concepts de Ying et de Yang.

 

Il s’agit d’une bipolarité uniquement, mais dans laquelle de nombreuses nuances et subtilités viendront ajouter leurs doses de fonctionnalités et de complexités dans cet ensemble qui deviendra notre psychisme.

 

Ainsi le nouveau-né qui rappelons-le n’aura rien choisi, modélisera également cet environnement qui je le précise à nouveau est éminemment hostile au départ. J’ai précédemment rapidement évoqué le mythe de la caverne, dans mon dernier ouvrage, mais au sens psychanalytique et non pas dans le sens platonicien du terme, cette métaphore d’une matrice universelle quasi divine perdue à tout jamais.

 

Ainsi le nouveau-né va modéliser par ses sons, ses attitudes ses mimiques les réactions de son environnement. N’entendons-nous pas : « il est mignon le petit, regardez comment il sourit… » Ou pas. Ainsi ces interactions constantes vont devenir ces itérations intérieur/ extérieur dans lesquelles le psychisme va se structurer. 

 

Et en premier lieu celui-ci se structure par son Surmoi qui va faire émerger à travers cette bipolarité, ce qui est autorisé, ou interdit. Apparaissent ainsi les premiers comportements réflexes. 

 

C’est à travers ceux-ci que la pensée va commencer à émerger et qui correspond d’ailleurs au moment de l’apparition du langage.

 

Ainsi du Ça émerge le Surmoi, puis le Moi qui lui va tenter le plus vite possible d’organiser par la pensée émergente des prises de décision.

 

C’est de la sorte qu’émerge ce que j’intitule le « Moi Intime », car cette précision qualificative est l’expression du pendant psychanalytique au concept d’âme, cher à la philosophie. Je le fais émerger en complémentarité du classique Moi freudien qui lui m’apparait plus souvent comme un pilote qui serait privé de ses substrats ontogénétiques les plus archaïques.

 

Je distingue ainsi les deux niveaux de représentativités d’un Moi conscient, qui doit être le plus lucide des décisions et conduites à entreprendre pour le bien-être et la survie de l’individu, lui-même mâtiné du Moi intime constitué de substrat phylogénétique plus éthérique, moins observable mais qui est le propre de l’être son identité la plus intime. Ce Moi intime est souvent inconscient.

 

Ce Moi intime est vécu et su, mais il est inconnu !

 

Les itérations sont constamment présentes, et ce sont elles qui vont organiser ce que l’on considère à tort comme des traits de caractère. Ainsi dans un environnement non choisit et subit, l’enfant lui-même réactif génère un retour de comportements de la part de cet exotype, qui rappelons-le est constitué au départ de la vie, majoritairement de et par la présence de ses parents, étendue au cercle familial s’il existe.

 

Ainsi nous voyons de façon mécanique comment va se poser le cadre :

 

  • Si l’enfant se protège
  • Si l’enfant est en harmonie
  • Si l’adulte est réactif
  • Si l’adulte est inerte

 

Ces quatre simples positions qui peuvent se décliner en de nombreuses autres vont ainsi constituer le cadre des actions/réactions qui sont l’expression psychanalytique de la troisième loi de Newton. Ainsi la loi d’action/réaction est également connue sous le principe des actions réciproques, à savoir : que tout corps A exerçant une force sur B subit une force d’égale intensité, de même direction mais de sens opposé, exercée par le corps B.

 

Cela que je le développe dans le concept de la vision mécaniste que propose la PAR adaptée au psychisme, et que je développerai à nouveau plus loin. Mais dont je reprends les grandes lignes, à savoir que les vécus aboutis, dans ce cadre des actions réciproques vont créer des piles mnésiques.

 

  • Si le vécu est abouti ces piles vont se stocker dans la mémoire consciente et pour lesquelles l’individu aura le chemin d’accès et pourra à tout loisirs les activer en libérant ainsi la charge d’affect et les scripts comportementaux afféré. 

 

  • Si le vécu n’est pas abouti et que l’individu a été inerte, ou « stoïque » le vécu absorbé immédiatement, protégé par le refoulement sans avoir pu disposer de suffisamment de temps et d’espace à être conscientisé, constituera également une pile mais celle-ci sera stockée à la différence de la première, elle dans la mémoire inconsciente et à la différence de la première l’individu n’aura pas son chemin d’accès. Il pourra éventuellement en percevoir l’existence mais sans interagir avec. 

 

Et ainsi seront stockées dans la mémoire inconsciente ces piles qui a tout instant lorsqu’elles seront sollicitées par l’exotype de même valeur et nature délivreront leurs charges et scripts comportementaux.

 

C’est ainsi que notre psychisme est constitué de Vacum et de PMDP qui sont les substrats historiques archaïques de tous nos comportements.

 

Ces substrats fonctionnement comme des strates géologiques, dont les plus anciennes résonnant quais en permanence tant leur récurrence est importante.

 

Je souhaite faire apparaitre à ce stade de mon développement le tableau que j’ai développé dans mon premier ouvrage :

 

Ainsi l’histoire est organisée en nous partout et tout le temps !

 

Ces structurations historiques qui se sont organisées en nous et malgré nous, vont être les substrats principaux qui vont initialiser et alimenter nos conduites et comportements contemporains. 

 

Nous ne pouvons échapper à ces substrats qui agissent au plus fond de nous et qui animent indépendamment de notre volonté un état d’être ; je suis timide, je suis frustré, je suis en colère. Ces états d’affects vont légitimer ce qui semblerait être des pensées pures.

 

Ainsi nous comprenons aisément que face à une situation des plus ordinaires, les réactions en fonction de la timidité, de la colère, de la dépression et tant d’autres n’absorberont ni ne traiteront encore moins la charge du vécu exotypique, chacun en ayant sa propre appréciation notamment sur la gravité des situations pouvant ainsi activer des lectures totalement contradictoires et souvent en décalage de la même situation.

 

Nous voyons que c’est bien le Surmoi qui est l’élément régulateur qui fait qu’en fonction de nos prédispositions du moment notre appréciation, nos jugements, et nos réactions ne seront pas de même nature. Cela montre deux choses la relativité de l’idée et de la posture face à un même évènement, et la fragilité de cette relativité des postures à prendre. 

 

Ainsi si une personne décisionnaire face à une situation donnée est sous un de ces primats énoncés de peur, de colère, de tristesse, les attitudes et décisions peuvent être de nature différente, et ce avec le même public, le même contexte, et les mêmes éléments, les prises de décisions pourront être radicalement différentes.

 

Pour rappel du fonctionnement du psychisme tel que je le décris à travers la PAR, le conscient par les fonctionnalités du Moi plus ou moins affuté, des états de sensations dans lesquelles nous sommes, va toujours et sans le vouloir, ni s’en rendre compte tout expliquer, tout justifier. Ainsi le timide sera un humaniste qui en se met pas en avant pour ne pas faire d’ombrage aux autres, le peureux un stoïque qui prend le temps avant de décider, le paranoïaque expliquera sa capacité à évaluer les risques que les autres ne voient pas ; le dépressif pourra être pétri d’une nécessité à préempter et anticiper, le colérique en guerre contre toutes les forces d’autorité ou de représentativité de ce qui alimente le mécanisme colère.

 

Ainsi nous avons vu que nous sommes le produit de nos déterminismes psychiques, des rencontres ratées et réussies, et en fonction de notre niveau d’’appréciation, perception que nos éducations et notre capacité de discernement a plus ou moins développées et aiguisées nous établissons des soi-disant systèmes de valeur. Ces systèmes que la plupart des personnes considère comme de réels choix à vertus philosophiques ou humanistes, mais qui ne sont que les conséquences de nos adaptations ratées ou réussies.

 

  • D’un psychisme cosmologique émerge un psychisme primitif que j’avais nommé le Buritum. Celui-ci est constitué essentiellement du Ça, et qui très vite va se heurter à l’exotype, c’est ainsi que les interactions vont créer le Surmoi.

 

  • Puis émerge le Moi, qui correspond avec l’apparition du langage, de la parole et avec la systématisation de l’usage, de l’abstrait et du concept.

 

  • Ce Moi va par agrégat se superposer à ce Moi intime l’âme philosophique pour en faire le Moi pensant et « sachant de ce que je suis », et qui commence à émerger.

 

Ces affects qui nous affectent !

 

Dans la partie trois je vais montrer comment se créent à partir des rencontres et de leurs itérations les traits de personnalité.

 

Car nous ne sommes jamais aussi illégitimes que dans nos affects.

 

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