Seul l’homme lucide est heureux !

Posté le 13 août 2020

Une provocation bien sûr, mais quoique !

 

 

En réalité après toutes ces années de pratique cette seule réalité s’impose je vais très rapidement ici en proposer quelques rapides développements, car nous sommes très souvent empêtrés dans ns dénis, illusions, mensonges qui ne sont véritablement que des caches misères.

 

Un petit clin d’œil dans ce rapide article en proposant quelques extraits de mon ouvrage « Réfléchir autrement pour avancer » qui est un essai s’opposant à cette résistante idée de fatalisme que nombreux confondent avec ce qui relève du déterminisme. Pour contester également l’idée que l’homme ne peut choisir, ou bien au contraire choisirait tout par lui-même. Je développe dans ce prochain ouvrage toute cette réflexion dont je livre ici, pour répondre aux demandes, quelques éléments de la pensée développée. Et puis surtout démontrer une nouvelle fois que la psychanalyse est une discipline dynamique s’appuyant sur la réversibilité du psychisme contrairement à tout ce que les courants déviants ont pu laisser entrevoir.

 

La liberté ne se décrète pas, elle s’obtient, car c’est une conquête de l’esprit, et même plutôt du psychisme, mais dans son intégralité, c’est à dire : champs conscients et inconscients confondus. Le déterminisme ne s’oppose pas à la notion de liberté, et fatalisme et déterminisme sont en réalité incompatibles.

 

Cette posture je l’ai toujours défendue, car la psychanalyse rend lucide et mieux maitre de ses moyens libérés de ses jougs et donc pour tendre à être théoriquement heureux. C’est une contenance voulue, car la psychanalyse a une finalité, peut-être même est-ce la seule,  que de rendre l’homme heureux. Bien évidemment cela ne peut être traité d’un seul et unique angle ou approche, car l’ensemble de la démarche relève à la fois des finalités que la psychanalyse s’est attribuée de son cadre conceptuel, et que les réponses apportées s’inscrivent de fait à travers des théories mais surtout des réalités qui apparaissent à la lueur des parcours aboutis.

 

Trouver ce Moi intime dont parlait Freud, plus exactement il le nommait simplement le Moi, celui qui est débarré de tous ces travers précités. Dès le départ de mes recherches je me suis rendu compte que ce Moi que nous touchons, peut être amplifié et développé pour accéder à cet espace de l’intime que nous avons toujours connu, pour être défini de Moi intime.

 

Les anciens analysants au-delà du fait de s’être débarrassés de symptômes, de névroses, de mal être, de comportements mal appropriés voire étranges, l’ont surtout trouvé !

 

Cet espace intime n’a pas été valorisé par la vie car peu nombreux sont ceux qui pensent son existence, et personne n’a jamais pensé à toucher cela pour lui donner l’amplitude méritée.

 

C’est cela que la psychanalyse apporte une fois ayant libéré l’homme de ses névroses, elle permet cette amplitude, qui apporte des souffles et rythmes nouveaux à l’être. Cet ouvrage va s’attaquer à démonter le vieil adage : Existe-t-il des imbéciles heureux ? Qui peut être pourtant bien pratique et qui permet pense-t-on qu’en évitant de penser l’on pourrait ainsi éviter les problèmes.

 

La démarche psychanalytique par la lucidité qu’elle octroie simplifie la vie qui doit être le moins subie possible dans le cadre de cet environnement de cet exotype bien sûr, mais qui ne doit plus être anxiogène comme il l’est trop souvent.

 

La psychanalyse est subversive car c’est une anarchie dans le sens ou elle rend l’homme au mieux maître de son destin, et cela va poser de nombreux problèmes à une société qui ne veut pas de cela.

Réfléchir autrement pour avancer, c’est le défi de cet ouvrage qui veut montrer combien la curiosité, l’intérêt à s’ouvrir à de multiples horizons micro et macroscopiques animent notre réelle identité. La soi-disant raison pure est toujours pétrie d’intérêts « définis économiques » en psychanalyse, nous verrons dans cet essai que rien n’est gratuit, que tout a un intérêt un but, un sens. Même les causes et les meilleures intentions du monde se trouvent ainsi expliquées par la psychanalyse, et les grandes morales, qu’elles soient politiques religieuses ou socio-temporelles, ont toujours, absolument toujours une explication, une raison primitive identifiable.

 

Rien n’est gratuit, rien ne se produit à partir de rien, comme en thermodynamique avec le fameux principe de Lavoisier, rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme, il en est exactement de même pour l’être humain.

 

La générosité n’existe pas autrement que dans le fait qu’elle est une des lointaines expressions de cette libido phylogénétique ayant trouvé une harmonique comportementale psychique.

 

La psychanalyse nous l’explique par l’organisation de cette pulsion de vie qui nous vient par la phylogénèse qui est incontournable qui est de perpétuer l’espèce. Cette pulsion de vie, va se décliner en harmoniques qui vont créer des synchronismes ou des contraintes, dans nos psychismes, s’exprimant plus ou moins librement dans des actes. Ceux-ci peuvent être totalement réprimés refoulés, comme par exemple faire contre sa volonté, contre son bon gré, tout en étant non conscient de cela, auto-persuadé qu’à ce moment agir pour une grande cause au nom de la générosité. Les phénomènes de masse, de groupe obéissent parfaitement à des règles et lois de manipulation qui reposent sur ces principes, comme activer les pulsions tout en les rendant légitimes par le groupe, ainsi si nous structurons un Surmoi collectif identitaire commode, nous pouvons asservir l’homme à souhait.

 

C’est le but de cet ouvrage que de rendre « l’homme–électeur » conscient de l’existence de ces espaces manipulatoires fréquents tellement présents qu’ils en sont communs, et devenus presque banals. Il est écrit comme une liberté afin que chacun puisse y cheminer à son sens, sans un ordre de lecture pré obligé.

 

Comprendre qui nous sommes dans notre intégrité totale pour choisir, cet espace, ce postulat du déterminisme et qui sera ainsi dépassé par un cheminement réflexif. Nous évoquerons le déterminisme de Spinoza pour le devancer par la connaissance de ce qui cause les affects. Montrant comment cette connaissance de soi va nous permettre d’organiser de réels choix qui renforcent ou affaiblissent le conatus, c’est à dire la persévérance dans l’être ou volonté de vivre. Ainsi l’homme connaissant ce qui l’affecte sera toujours lié dans un schéma de causalité mais deviendra ainsi libre dans la mesure où ses choix sont orientés de manières à augmenter sa puissance d’agir.

 

Montrer par différentes étapes dans la construction de la personnalité que face à ces déterminismes nombreux que nous allons évoquer, la psychanalyse apporte un souffle nouveau, un rythme nouveau permettant de comprendre le fonctionnement du psychisme et surtout de raisonner l’homme dans ce qui l’affecte.

 

Ces affects qui nous affectent !

 

Ces affects qui nous affectent, la psychanalyse les nomme et les connaît, c’est ainsi particulièrement et précisément la quête que je propose à travers ce livre, c’est le fameux « Gnothi seauton » le « connais-toi toi-même ». Cette maxime est inscrite à l’entrée du temple de Delphes, c’est le précepte de l’humanisme qui invite l’homme à devoir prendre conscience de sa propre mesure et de sa propre valeur. La psychanalyse donne à ce sujet deux outils : la perception du psychisme par cet inventaire complet, et surtout les démarches d’introspection pleinement abouties qui permettent d’y accéder.

 

Le regard que je propose à travers ces réflexions est celui de la réversibilité et non celui du fatalisme, le psychisme est en cheminement en mutation constante, nous savons même que notre environnement par les expériences modifie notre ADN. Il n’y a pas de fatalisme mais des déterminismes qui par la compréhension des liens de causalité devenus pleinement conscients permettent et apportent à l’individu enfin l’accès à de libres choix, fort de cet inventaire.

 

La psychanalyse va ainsi montrer que la finalité n’est pas la compréhension seule mais l’action par la prise en main de l’ensemble de ces espaces qui nous sont donnés. Le psychisme est plastogéne il est en constante mutation, il est en constante homéostasie à la construction de son équilibre, il est structuré ainsi par la réversibilité.

 

Ainsi par un état d’inventaire de ce qui est conscient et surtout inconscient nous allons distinguer comment la réversibilité est possible ainsi que des choix qui seront orientés dans la puissance d’agir et non de l’affaiblir.

 

La philosophie ne permet pas par des simples principes conscients d’appréhender le psychisme et les comportements, le schéma explicatif est incomplet, c’est ce que va démontrer cet ouvrage.

 

La PAR qui est un développement abouti des fondements de la psychanalyse en développe des fondamentaux qui permettent dans sa pratique l’expression de cette réversibilité.

 

Nous savons que la psychanalyse dans sa conception et la pratique qu’en donne la PAR, dépasse la vision du déterminisme de Spinoza. Elle dépasse ainsi pleinement cette représentation par l’amplitude de la compréhension du psychisme qu’elle propose et surtout la réversibilité qu’elle en présente. Ainsi la connaissance de soi est la mieux aboutie possible. L’homme peut se libérer de ses haines de ses colères de ses peurs, de ses excès d’amour de sympathie pour prendre pleinement en charge ses projets par la pleine connaissance de la cause des affects.

 

Ces affects qui nous affectent ont disparu, les PMDP (ce nouveau concept sera pleinement développé dans l’ouvrage) sont pleinement appropriées, ainsi le conatus cher à Spinoza qui doit faire de l’homme sa capacité à conserver et surtout à augmenter sa puissance à être est bien présente. Pouvoir dans nos déterminismes enfin après avoir dépassé cet inventaire, avoir dépassé ces liens de causalité auxquels nous sommes liés, et après cette réappropriation de nos PMDP enfin trouver, valoriser le Moi intime.

 

Mon développement s’oppose à ceux qui spéculent globalement que l’on n’ait pas le choix, bien sûr qu’il existe ces déterminismes indépassables, notre âge, notre sexe comme nous l’avons inventorié, mais si nous pouvons choisir le chemin le moins mauvais, et plus nous serons lucides et mieux sera le choix. Ainsi l’imbécile ne pourra être heureux que grâce aux hasards, que grâce à des héritages, des gains des belles rencontres qu’il ne saura garder d’ailleurs, mais malgré tout l’homme lucide choisi parmi les déterminismes ses réversibilités.

Aussi réfléchir autrement pour avancer, s’impose comme une liberté à prendre.

 

 

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